Rougeole
La rougeole, une maladie grave causée par un virus, provoque une forte fièvre, un écoulement nasal, de la toux, une inflammation des paupières et un érythème. Elle attaque de nombreuses parties du corps (les dommages qu'elle cause aux cellules qui tapissent le nez et la gorge, par exemple, sont à l'origine de l'écoulement nasal et du mal de gorge). La rougeole affaiblit le système immunitaire pendant plusieurs mois et provoque souvent des otites et des pneumonies. L'encéphalite (une inflammation du cerveau), qui se produit environ 1 fois sur 1000, entraîne souvent des lésions cérébrales. Dans des cas très rares, la rougeole peut déclencher le développement d'une maladie neurodégénérative mortelle, la PSS, plusieurs années après l'éruption de rougeole.
Le virus de la rougeole est très contagieux. Les éclosions se produisent périodiquement en Amérique du Nord dans les populations sous-vaccinées. Il est important de recevoir la batterie complète de vaccins à l'enfance.
1954–63 – Le virus de la rougeole est isolé, ce qui permet la mise au point d'un vaccin.
Depuis 1963 – Le nombre de cas a baissé de plus de 99 % (d'environ 350 000 par année en 1963 à moins de 2000 par année en 1995.)
1995 – On signale 2362 cas de rougeole au Canada, ce qui mène à l'introduction d'un régime de « vaccination en deux doses ». Dans l'ensemble des provinces et des territoires, sauf au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve, on lance également des campagnes de vaccination « de rattrapage ».
1996 – Les campagnes de rattrapage mettent un terme à trois éclosions au début de 1996; résultat : on ne signale que 327 cas au Canada cette année-là.
1997 – Par l'« importation »* du virus, une épidémie de rougeole est déclenchée en Colombie-Britannique parmi les étudiants de l'université Simon Fraser et se propage dans le reste de la province. Elle touche surtout des personnes entre 19 et 29 ans.
Le Nouveau-Brunswick est la dernière province à introduire un programme de vaccination « en deux doses ».
Depuis 1998 – Un système de surveillance active nationale de la rougeole est en vigueur au Canada depuis 1998. Une fois par semaine, l'ensemble des provinces et des territoires signale les cas confirmés de rougeole à l'Agence de la santé publique du Canada, qui fait à son tour un rapport hebdomadaire à l'Organisation panaméricaine de la santé.
*On définit l'« importation » comme correspondant au cas d'une personne « qui s'est rendue à l'étranger 7 à 21 jours avant l'apparition des premiers signes d'érythème et pour laquelle il n'y a pas eu d'exposition locale à la rougeole. »
Le virus de la rougeole est très contagieux. Les éclosions se produisent périodiquement en Amérique du Nord dans les populations sous-vaccinées. Il est important de recevoir la batterie complète de vaccins à l'enfance.
Bref historique
Avant 1954 – Avant l'avènement des vaccins, d'importantes épidémies surviennent tous les deux ou trois ans. Presque tout le monde contracte la rougeole. Chaque année au Canada, elle est la cause de 50 à 75 décès, de 5000 hospitalisations et de 400 cas d'encéphalite. On estime à plus de 70 millions de dollars (en dollars de 1985) le coût annuel de la rougeole.1954–63 – Le virus de la rougeole est isolé, ce qui permet la mise au point d'un vaccin.
Depuis 1963 – Le nombre de cas a baissé de plus de 99 % (d'environ 350 000 par année en 1963 à moins de 2000 par année en 1995.)
1995 – On signale 2362 cas de rougeole au Canada, ce qui mène à l'introduction d'un régime de « vaccination en deux doses ». Dans l'ensemble des provinces et des territoires, sauf au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve, on lance également des campagnes de vaccination « de rattrapage ».
1996 – Les campagnes de rattrapage mettent un terme à trois éclosions au début de 1996; résultat : on ne signale que 327 cas au Canada cette année-là.
1997 – Par l'« importation »* du virus, une épidémie de rougeole est déclenchée en Colombie-Britannique parmi les étudiants de l'université Simon Fraser et se propage dans le reste de la province. Elle touche surtout des personnes entre 19 et 29 ans.
Le Nouveau-Brunswick est la dernière province à introduire un programme de vaccination « en deux doses ».
Depuis 1998 – Un système de surveillance active nationale de la rougeole est en vigueur au Canada depuis 1998. Une fois par semaine, l'ensemble des provinces et des territoires signale les cas confirmés de rougeole à l'Agence de la santé publique du Canada, qui fait à son tour un rapport hebdomadaire à l'Organisation panaméricaine de la santé.
*On définit l'« importation » comme correspondant au cas d'une personne « qui s'est rendue à l'étranger 7 à 21 jours avant l'apparition des premiers signes d'érythème et pour laquelle il n'y a pas eu d'exposition locale à la rougeole. »

